Première préface

 

Une relation d’amitié qui dure depuis près de 20 ans avec Jean Louis Jabin et Marie Geneviève, son épouse, me permet de vérifier la justesse, la vérité et la réalité pratique de ce qui est exposé dans cet ouvrage !

Nous étions, il y a 20 ans, des parents pleins d’entrain ! Nos  propres parents vivaient sous notre toit. (Le  père de Marie Geneviève qui vient de fêter ses 88 ans, vit encore chez eux), on échangeait, s’écoutait …le téléphone fonctionnait bien ! On se comprenait : nos ados, nos plus jeunes, nos plus âgés, nos joies, nos limites, nos interrogations. Puis il y a eu les mariages, les petits enfants, les nouvelles joies, les nouvelles interrogations.

 

Nous avons vécu des temps extraordinaires dans nos communautés chrétiennes respectives, quelques aventures mémorables (avec quelques autres amis pasteurs qui se reconnaîtront !). Ensuite, d’abord chez nous, puis plus tard chez eux, tout s’est trouvé bouleversé. Dans les secousses diverses et fortes que nous avons traversées les uns et les autres, tout semblait vaciller…y compris notre amitié. On s’est retrouvé, cependant, assez vite et aujourd’hui nous sommes encore plus proches que par le passé.

Comment oublier ces voyages ensemble, ces coups de téléphone SOS où je savais bénéficier d’une écoute et d’un coeur de l’autre côté, ce bricolage, où je tendais surtout les outils mais où l’échange, lui, allait bon train ? Puis des projets ont jailli ! De part et d’autre une nouvelle étape s’est engagée.

 

Dans toutes ces péripéties, j’ai pu observer avec admiration l’exemple de Jean-Louis, son reflet de Jésus dans ses relations au quotidien. Que de fois, avec Judith, nous avons bénéficié de ses conseils, de son écoute ! Le sentiment de sécurité qu’il dispense continue de nous impressionner. Sa réflexion, son intelligence et sa capacité de mettre en mots les processus complexes des relations humaines nous ont si souvent secourus. Jean Louis, c’est du solide, à tous points de vue ! Il  incarne ce qu’il enseigne et écrit.  C’est, hélas, assez rare, et mérite d’être souligné.

 

Ces pages sont à lire, à méditer, à pratiquer  dans un contexte social  qui est le nôtre, où, malgré tant de possibilités de communication rapide et souvent superficielle, les besoins de relations vraies demeurent le cri du cœur de tous.

L’expérience transmise ici est le fruit de beaucoup de tâtonnements, d’études, d’écoute, de joies, de douleurs et surtout d’une mise au diapason avec le cœur du Père. Elle va sûrement contribuer à permettre au lecteur qui le désire de devenir encore un peu plus une « brebis au cœur de berger».

 

Elie Ferraro

Isle sur la Sorgue(84)